Le vin à Gradignan

Gradignan : terre de vin. Située en terre de Graves, Gradignan a un passé viticole très ancien qui remonte à l'époque romaine.

L'histoire viticole de Gradignan

C'est aux anglais à partir du XIIIe siècle qu'elle doit l'extension de son vignoble. Après leur départ, au XVe siècle, ce fut l'arrêt brutal. Quelques décennies plus tard, les vignes repartaient de plus belle.

La grande époque


Le XVIIIe siècle marqua le début de la grande époque du vignoble. Le phénomène s'explique par l'extraordinaire vitalité du commerce bordelais avec les colonies, les petites Antilles, Cayenne et l'île Bourbon (actuelle île de la Réunion). Beaucoup de négociants se rendirent maîtres de propriétés viticoles afin d'envoyer du vin aux colonies. Le trafic concernait en retour l'achat de sucre, de café, de cacao et de rhum.


A côté des gros propriétaires, il existait une foule de petits vignerons, de loin les plus nombreux. Si l'on tient compte des professions liées à la viticulture (tonneliers par exemple) on peut dire que les trois quart de la population de l'époque vivaient d'activités viticoles.

Les crises

Deux graves crises affectèrent la deuxième moitié du XIXe siècle à une période où le vignoble n'avait jamais été aussi étendu.

L'oïdium, un champignon qui ne tuait pas le pied de vigne, mais faisait chuter les rendements. L'expérience montra que des cépages résistaient mieux que d'autres. Aussi les gros propriétaires n'hésitèrent pas à recomposer leur vignoble. Cette crise toucha surtout les petits viticulteurs.

La seconde épreuve fut autrement plus importante car cette fois c'était un insecte, le phylloxéra, qui tuait le pied de vigne. L'attaque du phylloxéra suivie par la guerre de 1914, marqua le début du déclin du vignoble gradignanais. Dès 1923, de grands domaines arrachaient leurs pieds de vigne et se lançaient dans l'exploitation laitière. En 1966, le vignoble tombait à 13 hectares. Le travail de la terre devint une activité secondaire pour le petit propriétaire qui exerçait un autre emploi à Bordeaux. Les terres agricoles allaient amorcer une mutation : elles tournèrent de plus en plus à la friche en attendant de devenir constructibles. En 1988, quand la municipalité décida de perpétuer la tradition viticole en achetant la dernière propriété, Poumey,  le vignoble gradignanais était tombé à 3 hectares !

L'histoire viticole de Gradignan

C'est aux anglais à partir du XIIIe siècle qu'elle doit l'extension de son vignoble. Après leur départ, au XVe siècle, ce fut l'arrêt brutal. Quelques décennies plus tard, les vignes repartaient de plus belle.

La grande époque


Le XVIIIe siècle marqua le début de la grande époque du vignoble. Le phénomène s'explique par l'extraordinaire vitalité du commerce bordelais avec les colonies, les petites Antilles, Cayenne et l'île Bourbon (actuelle île de la Réunion). Beaucoup de négociants se rendirent maîtres de propriétés viticoles afin d'envoyer du vin aux colonies. Le trafic concernait en retour l'achat de sucre, de café, de cacao et de rhum.


A côté des gros propriétaires, il existait une foule de petits vignerons, de loin les plus nombreux. Si l'on tient compte des professions liées à la viticulture (tonneliers par exemple) on peut dire que les trois quart de la population de l'époque vivaient d'activités viticoles.

Les crises

Deux graves crises affectèrent la deuxième moitié du XIXe siècle à une période où le vignoble n'avait jamais été aussi étendu.

L'oïdium, un champignon qui ne tuait pas le pied de vigne, mais faisait chuter les rendements. L'expérience montra que des cépages résistaient mieux que d'autres. Aussi les gros propriétaires n'hésitèrent pas à recomposer leur vignoble. Cette crise toucha surtout les petits viticulteurs.

La seconde épreuve fut autrement plus importante car cette fois c'était un insecte, le phylloxéra, qui tuait le pied de vigne. L'attaque du phylloxéra suivie par la guerre de 1914, marqua le début du déclin du vignoble gradignanais. Dès 1923, de grands domaines arrachaient leurs pieds de vigne et se lançaient dans l'exploitation laitière. En 1966, le vignoble tombait à 13 hectares. Le travail de la terre devint une activité secondaire pour le petit propriétaire qui exerçait un autre emploi à Bordeaux. Les terres agricoles allaient amorcer une mutation : elles tournèrent de plus en plus à la friche en attendant de devenir constructibles. En 1988, quand la municipalité décida de perpétuer la tradition viticole en achetant la dernière propriété, Poumey,  le vignoble gradignanais était tombé à 3 hectares !

Quelques châteaux de Gradignan

Gradignan produisait des vins de Graves de qualité sans atteindre toutefois le renom des crus de Léognan ou de Pessac, ses voisines. Tout au long du XIXe et au début du XXe, on retrouve sensiblement les mêmes crus portant la plupart du temps l'appellation de « Château » accolée au nom de la propriété.

Laurenzane et Moulerens

Tous deux d'origine noble, ils ont été à partir du XVIIIe siècle des domaines magnifiques dont les vignobles, anciens, ont été recomposés entièrement à la suite des épidémies d'oïdium. L'un et l'autre produisaient d'excellents crus rouges et blancs. Ces propriétés ont aussi en commun d'avoir eu à leur tête des familles de négociants depuis la fin du XVIIIe siècle. Laurenzane a été vendue en plusieurs lots à partir de 1974. Le château est devenu hôtel de ville en 1986.

Saint-Albe

À la fin du XIXe siècle, Saint-Albe rivalisait avec Laurenzane en étendue et en beauté. Ses 25 hectares de vignes produisaient un vin de grande qualité. Le château, superbe édifice du XVIIIe siècle, du moins dans sa partie centrale, est une propriété privée.

Barthez

C'est une ancienne dépendance du prieuré de Cayac. La bâtisse, à l'origine bâtiment de ferme, fut transformée en 1895. Les crus d'une remarquable finesse furent plusieurs fois récompensés. La vigne disparut complètement en 1948 et le domaine disloqué en lots à bâtir en 1965.

Citons encore : Lange, Saint-Géry, Château Lafon, Rosiers Bellevue.

Localiser

Le Château Poumey : le vin communal

Un peu d'histoire

Cette propriété a appartenu aux seigneurs de Pomiers sous l'ancien régime. Puis le domaine a connu au XIXème siècle divers propriétaires, dont un négociant, Alfred Morton, qui constitua le vignoble après 1870. La demeure date de cette époque. En 1988, la propriété est mise en vente. Elle est rachetée par la municipalité qui entreprend aussitôt le sauvetage du dernier vignoble de la commune. Aujourd'hui ce très bon cru de Pessac-Léognan affiche une belle santé et compte environ 13 hectares sur l'ensemble de la commune.

Fiche signalétique

A.O.C. Pessac-Léognan : cette appellation est tardive (1987) bien que l'aire de Pessac-Léognan ait été connue depuis toujours pour l'excellence de ses terroirs viticoles. Elle concerne dix communes et 55 châteaux. Preuve de la qualité de l'appellation, tous les crus classés des Graves sont des Pessac-Léognan. Il est géré en fermage par Le Domaine de Chevalier.

Appellation : « Château Poumey » rouge.

Cépages de Château Poumey
Pour le vin rouge (à Poumey, Ornon et Bragues) : 65% de Cabernet-Sauvignon et 35% de Merlot

 Commercialisation

• à Gradignan, Maison Souleau

Contacts

Activités culturelles

Écomusée de la Vigne et du Vin

238 cours du Général de Gaulle
Accès : derrière le Lycée des Graves, chemin piétonnier depuis le parking.
33170 Gradignan

Développement économique, Commerces, Emploi

Point Information Tourisme

17 place Bernard Roumégoux
33170 Gradignan